Routes iconiques en France

Route de Combe Laval et les plus belles routes du Vercors

Le 7 juillet 2024 , mis à jour le 27 septembre 2026 - 5 minutes de lecture
Route du Vercors Drôme
Agenda de nos rallyes touristiques et raids off-roads

Le Vercors n’a ni cols à 2 500 m ni glaciers. Il a mieux, pour qui conduit : des routes taillées à flanc de falaise, suspendues au-dessus du vide, creusées à la fin du XIXe siècle pour descendre du bois et devenues par accident les plus belles corniches de France. Voici lesquelles emprunter, dans quel ordre, et laquelle ne plus chercher.

La route de Combe Laval, la plus spectaculaire

Si vous ne deviez en faire qu’une, c’est celle-ci. La D76 relie Saint-Jean-en-Royans au col de la Machine en longeant la paroi du cirque de Combe Laval, une reculee calcaire de plus de quatre kilomètres de profondeur.

RouteD76, de Saint-Jean-en-Royans au col de la Machine
LongueurEnviron 12 km, dont 4 km de corniche taillée dans la falaise
Hauteur au-dessus du videJusqu’à 600 m au-dessus du Cholet
TunnelsUne dizaine, creusés à même la roche
Col de la Machine1 015 m, avec belvédère sur le cirque
Pente moyenne6,2 % depuis Saint-Jean-en-Royans
OrigineFin du XIXe siècle, pour acheminer le bois de la forêt de Lente
StatutSite classé, zone Natura 2000
SaisonDu printemps à l’automne ; fermetures possibles l’hiver

La section en corniche est étroite, parfois à la largeur d’un véhicule le long de l’Echarasson. On y roule au pas, et c’est très bien ainsi : la beauté du tracé tient autant à la masse rocheuse au-dessus de la chaussée qu’au vide en contrebas. Le belvédère du col de la Machine est l’endroit d’où l’on mesure vraiment l’ampleur du cirque.

Les Grands Goulets : la route fermée que l’on cherche encore

C’est le piège classique. La route des Grands Goulets, achevée en 1851 et taillée dans les falaises de la vallée de la Vernaison, figure encore sur quantité de guides et de cartes anciennes. Elle est **fermée à la circulation** à la suite de plusieurs éboulements, et un tunnel l’a remplacée en 2008 pour rejoindre La Chapelle-en-Vercors.

On peut encore apercevoir son entrée condamnée à proximité du tunnel. Elle reste entretenue, car elle sert d’issue de secours à ce dernier. Inutile, donc, de la programmer dans un itinéraire.

Les autres routes remarquables du massif

  • Les gorges de la Bourne (D531) — la traversée est-ouest du massif, entre Pont-en-Royans et Villard-de-Lans. Chaussée étroite, surplombs, tunnels. L’autre grande route en corniche du Vercors.
  • La route de Presles — moins fréquentée, tout aussi vertigineuse, avec des vues sur la vallée de l’Isère.
  • La route des Écouges — cascade, tunnels et virages serrés sur le versant nord-ouest.
  • Le col de Rousset — la porte sud du massif, avec un basculement brutal du paysage alpin vers la lumière provençale à la sortie du tunnel.
  • Le col de la Bataille — route de crête entre Combe Laval et le Royans, souvent déserte en semaine.
  • Le col de la Croix Perrin — liaison boisée entre Lans-en-Vercors et Autrans, plus douce, idéale en fin de journée.

Une boucle d’une journée

La boucle dite des balcons rassemble sur environ 130 kilomètres les trois routes les plus photographiées du massif. Un tracé qui fonctionne bien : Saint-Jean-en-Royans, montée de la Combe Laval par la D76 jusqu’au col de la Machine, forêt de Lente, col de la Bataille, puis redescente sur le Royans et remontée des gorges de la Bourne vers Villard-de-Lans.

Comptez la journée complète. Les distances sont courtes mais la moyenne horaire s’effondre : corniches étroites, tunnels, arrêts fréquents. C’est un massif qui se parcourt en heures, pas en kilomètres.

Conduire dans le Vercors

  • Les tunnels sont bas et étroits. Vérifiez les hauteurs si vous circulez avec un véhicule haut ou une remorque.
  • Les corniches se croisent mal. Sur la Combe Laval, certains passages n’admettent qu’un véhicule. Anticipez et laissez passer.
  • Les cyclistes sont nombreux, et ces routes comptent parmi leurs favorites. Doublez large, et attendez une portion dégagée.
  • Le bruit porte loin en montagne. Dans un cirque calcaire, un échappement sportif s’entend à des kilomètres. Les riverains et la faune n’y sont pas indifférents.
  • Vérifiez l’état des routes avant de partir. Éboulements et travaux ferment régulièrement des sections, y compris en saison.

Parcourir ces routes en rallye touristique

Le Vercors est un massif où l’organisation change tout : sections fermées sans préavis, stationnement quasi inexistant sur les corniches, hébergements rares en haute saison. C’est le genre de terrain pour lequel nous repérons les itinéraires à l’avance et vérifions l’état des routes la veille du départ, sur l’ensemble de nos rallyes touristiques pour GT et supercars.

Le groupe est limité à quinze voitures et roule en convoi derrière une voiture ouvreuse, chaque équipage disposant d’un talkie-walkie. Sur des corniches où l’on ne se croise pas, l’intérêt est immédiat. Nos rallyes dans les Cévennes et le séjour Verdon-Monaco empruntent des routes du même caractère, et la Route des Grandes Alpes passe un peu plus à l’est.

Les dates figurent dans l’agenda des séjours.

En résumé

La Combe Laval par la D76 est la route à faire en priorité : 4 km de corniche à 600 m au-dessus du vide, une dizaine de tunnels, et un belvédère au col de la Machine. Complétez par les gorges de la Bourne et le col de la Bataille pour une boucle d’une journée. Et ne cherchez plus la route des Grands Goulets : elle est fermée depuis les éboulements, remplacée par un tunnel.

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