Catalogne française : les plus belles routes entre Côte Vermeille et Pyrénées
La Catalogne française, ou Catalogne Nord, correspond pour l’essentiel au département des Pyrénées-Orientales. Rattachée à la France par le traité des Pyrénées en 1659, elle a gardé sa langue, ses panneaux bilingues et son drapeau sang et or. En voiture, c’est un territoire rare : en moins de deux heures, on passe des criques de la Côte Vermeille aux cols à plus de 1 900 m de la Cerdagne. Voici les routes qui valent le déplacement, du littoral aux hauts plateaux.
La Catalogne française en bref
| Repère | Donnée |
|---|---|
| Territoire | Pyrénées-Orientales, hors Fenouillèdes (de langue occitane) |
| Pays historiques | Roussillon, Vallespir, Conflent, Capcir, Haute-Cerdagne |
| Ville principale | Perpignan |
| Rattachement à la France | Traité des Pyrénées, 1659 |
| Sommet emblématique | Le Canigou, 2 784 m |
| Point de passage vers l’Espagne | Cerbère sur la côte, col d’Ares (1 513 m) dans le Vallespir |
La Côte Vermeille, d’Argelès à Cerbère
C’est la route la plus connue de la Catalogne française. Après les longues plages sableuses du Roussillon, la côte devient rocheuse à Argelès-sur-Mer et la route, la D114 puis la D914, se met à suivre les falaises jusqu’à la frontière espagnole, une trentaine de kilomètres plus au sud.
- Collioure : le château royal, résidence d’été des rois de Majorque, et le clocher au bord de l’eau que Matisse et Derain ont peint en 1905, l’été de la naissance du fauvisme.
- Port-Vendres : port de pêche et de commerce, avec le phare du cap Béar (1905) au bout d’une petite route en impasse.
- La baie de Paulilles : ancienne dynamiterie devenue site naturel protégé, avec sa plage.
- Banyuls-sur-Mer : le vignoble en terrasses qui descend jusqu’à la mer.
- Cerbère : dernier village français, puis la route grimpe vers Portbou et la Costa Brava.
En juillet et en août, la traversée de Collioure et le stationnement deviennent difficiles. Le printemps et le début de l’automne offrent une route plus fluide et une lumière plus douce sur les vignes.
La route des crêtes au-dessus de Banyuls
Pour voir la Côte Vermeille d’en haut, il faut quitter le littoral à Collioure et prendre la D86, dite route des crêtes. Elle s’élève dans les vignes jusqu’au col de Mollo, sous la tour Madeloc, une tour de guet du XIIIe siècle (1285), puis redescend vers Banyuls. La vue embrasse toute la côte, du Roussillon au cap Créus par temps clair. La route est étroite et sinueuse : on la parcourt sans se presser, en gardant une marge pour croiser.
Le Vallespir jusqu’au col d’Ares
Depuis Le Boulou, la route remonte la vallée du Tech. Céret, avec son musée d’art moderne et ses platanes, en est la porte d’entrée. La route passe ensuite par Amélie-les-Bains, ville thermale, puis Prats-de-Mollo et ses remparts, avant de monter au col d’Ares, à 1 513 m, sur la frontière. De l’autre côté, elle redescend vers Molló, en Catalogne espagnole : une boucle par Camprodon et le col d’Ares permet d’enchaîner les deux versants dans la journée.
Conflent et Cerdagne : la montée vers les hauts plateaux
La N116 relie Perpignan à la Cerdagne en remontant la vallée de la Têt, au pied du Canigou. Elle passe par Prades puis Villefranche-de-Conflent, dont les fortifications, comme celles de Mont-Louis plus haut, sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des sites Vauban. Au-delà, la route s’élève vers les hauts plateaux de Cerdagne, autour de Font-Romeu, à plus de 1 500 m.
La même vallée est desservie par le Train jaune, mis en service en 1910 : 63 km entre Villefranche-de-Conflent et Latour-de-Carol, avec Bolquère, à 1 593 m, gare la plus haute de France. Plus haut encore, le col de Puymorens, à plus de 1 900 m, ouvre la route vers l’Andorre et l’Ariège.
Capcir, Bouillouses et col de Jau
Au nord de Mont-Louis, le Capcir est un haut plateau de forêts et de lacs, autour de Formiguera et du lac de Matemale. À l’ouest, la route qui monte au lac des Bouillouses, vers 2 000 m, est réglementée en juillet et en août : on laisse alors la voiture au parking du Pla de Barrès et l’on monte en navette. Pour quitter le Conflent par le nord, le col de Jau (1 506 m), au-dessus de Mosset, rejoint la haute vallée de l’Aude par une route de montagne peu fréquentée.
Ces routes de montagne demandent une conduite adaptée, notamment en descente : nos conseils sont réunis dans le guide conduire en montagne.
Le Fenouillèdes et les gorges de Galamus
Au nord du département, le Fenouillèdes parle occitan et non catalan : il ne fait pas partie de la Catalogne au sens strict, mais il se combine naturellement avec un séjour dans les Pyrénées-Orientales. Sa route la plus spectaculaire traverse les gorges de Galamus, taillée dans la paroi au-dessus du torrent, à la limite de l’Aude. Elle est très étroite : à réserver aux voitures compactes, hors des heures d’affluence.
Questions fréquentes
Pourquoi une partie de la Catalogne est-elle française ?
Par le traité des Pyrénées, signé en 1659 entre la France et l’Espagne, le Roussillon, le Vallespir, le Conflent, le Capcir et une partie de la Cerdagne sont cédés à la France. La petite ville de Llívia, en Cerdagne, est resté espagnol : c’est aujourd’hui une enclave entourée de territoire français.
Quelle est la capitale de la Catalogne française ?
Perpignan, ancienne capitale continentale du royaume de Majorque, dont le palais des rois de Majorque domine encore la ville.
Parle-t-on catalan en Catalogne française ?
Le français est la langue courante, mais le catalan reste présent : panneaux d’entrée de ville bilingues, noms de rues, fêtes et enseignement dans certaines écoles.
Quand y aller en voiture ?
Mai, juin, septembre et octobre sont les meilleurs mois : la côte est moins chargée qu’en été et les routes de montagne sont dégagées. En hiver, les hauts plateaux de Cerdagne et du Capcir sont enneigés ; renseignez-vous sur l’état des cols avant de partir.
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Nous n’organisons pas de séjour en Catalogne française. Si vous venez de l’est, notre road trip dans le sud de la France décrit l’itinéraire de Menton jusqu’à la Côte Vermeille ; à l’autre bout des Pyrénées, voyez notre road trip au Pays Basque. Pour rouler en GT ou en supercar sur des routes de corniche et de montagne encadrées, nos rallyes supercars se déroulent en Provence, sur la Riviera et en Corse : convoi de 15 voitures au maximum derrière une voiture ouvreuse, talkie-walkie par équipage, de 3 000 à 7 500 € par équipage. Les dates sont sur notre agenda.


