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Ferrari Purosangue : prix, fiche technique et intérieur

Le 15 octobre 2026 - 5 minutes de lecture
Ferrari Purosangue rouge de trois quarts avant, premier véhicule à quatre portes de Ferrari
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Un V12 atmosphérique de 725 chevaux, quatre places strictes, des portes arrière antagonistes et une garde au sol rehaussée : la Purosangue est le véhicule le plus discuté de l’histoire récente de Maranello. Voici ses chiffres réels, son prix une fois le malus intégré, et ce que cache son habitacle.

Prix de la Ferrari Purosangue

Prix catalogue au lancement390 000 €
Prix catalogue actuelEnviron 384 000 €
Malus écologiqueAu plafond, soit 80 000 € en 2026
Coût d’acquisition réelEnviron 464 000 € avant options
Émissions de CO2393 à 401 g/km

C’est le point que les fiches techniques omettent presque toujours : avec 393 à 401 grammes de CO2 au kilomètre, la Purosangue se situe très au-delà du dernier seuil du barème français. Le malus atteint donc son plafond, quel que soit le millésime.

Ferrari Purosangue rouge de trois quarts avant, premier véhicule à quatre portes de Ferrari
La Ferrari Purosangue, que Maranello désigne officiellement par le sigle FUV. Photo Wikimedia Commons, licence libre.

Ajoutez les options. Chez Ferrari, la personnalisation n’est pas un supplément mais une pratique : sellerie sur mesure, carbone apparent, freins céramique spécifiques, jantes forgées. Rares sont les exemplaires livrés en configuration de base, et un dépassement de 50 000 à 100 000 € sur le tarif catalogue n’a rien d’exceptionnel.

Fiche technique

MoteurV12 atmosphérique F140 IA, 6 496 cm³, en position avant centrale
Puissance725 ch à 7 750 tr/min, rupteur à 8 250 tr/min
Couple716 Nm à 6 250 tr/min
TransmissionIntégrale, boîte à double embrayage 8 rapports
0 à 100 km/h3,3 s
0 à 200 km/h10,6 s
Vitesse maximalePlus de 310 km/h
Poids à vide2 033 kg
Longueur4 973 mm
Hauteur1 589 mm
Empattement3 018 mm
Coffre473 litres
Réservoir100 litres
Consommation mixte17,3 à 18 L/100 km
Pneumatiques255/35 R22 à l’avant, 315/30 R23 à l’arrière

Un V12 atmosphérique à contre-courant

C’est le choix qui distingue la Purosangue de toutes ses rivales. Là où Lamborghini, Bentley, Porsche et Aston Martin ont équipé leurs SUV de V8 biturbo ou d’hybrides, Ferrari a installé le V12 atmosphérique de 6,5 litres dérivé de ses grandes sportives.

Ce choix a un coût évident, en consommation comme en fiscalité. Il a aussi une conséquence sur le caractère : un atmosphérique qui monte à 8 250 tours ne délivre pas sa puissance comme un turbo. La montée en régime est linéaire, la réponse immédiate, et le son n’a aucun équivalent dans cette catégorie.

Le moteur est placé en position avant centrale, c’est-à-dire en arrière de l’axe des roues avant, avec la boîte accolée au train arrière. Cette architecture rare sur un véhicule surelevé explique l’équilibre revendiqué par Ferrari malgré les 2 033 kg annoncés.

L’intérieur : quatre places strictes et portes antagonistes

L’habitacle est le second sujet de discussion. Ferrari a fait deux choix radicaux.

  • Quatre places strictes, avec deux sièges arrière indépendants séparés par une console centrale. Pas de banquette, pas de cinquième passager : la Purosangue assume de n’être pas une familiale.
  • Des portes arrière antagonistes, ouvrant à contresens, sans montant central visible. L’accès aux places arrière est spectaculaire, et l’ouverture est électrique.
  • Un double poste de conduite, avec un écran dédié au passager avant, comme sur la SF90 et la Roma.
  • 473 litres de coffre, un volume correct pour la catégorie mais loin des références du segment SUV.

La finition reprend les codes des dernières Ferrari : commandes tactiles sur le volant, matériaux nobles, et une part importante laissée à la personnalisation Tailor Made.

Un SUV ? Ferrari s’en défend

Officiellement, Maranello refuse le terme et parle d’une voiture à quatre portes et quatre places. La nuance paraît cosmétique, elle ne l’est pas totalement : avec 1,589 m de haut, la Purosangue est sensiblement plus basse qu’un Lamborghini Urus ou qu’un Bentley Bentayga, et son architecture mécanique est celle d’une grande sportive, pas celle d’un tout-terrain.

Dans les faits, les acheteurs et les moteurs de recherche l’ont rangée parmi les SUV de luxe, en concurrence directe avec l’Urus, le Bentayga, l’Aston Martin DBX et le Cayenne Turbo GT. C’est sur ce terrain qu’elle se compare, même si elle y arrive avec des arguments que personne d’autre n’a.

Sur la route, une grande routière avant tout

L’usage réel de la Purosangue n’est ni le tout-terrain ni le circuit : c’est le grand tourisme. Quatre places utilisables, un coffre exploitable, une garde au sol qui pardonne les accès d’hôtel et les routes dégradées, et un V12 fait pour avaler des étapes. C’est exactement le profil qui fonctionne sur nos rallyes touristiques pour GT et supercars.

Quinze voitures au maximum, une conduite en convoi derrière une voiture ouvreuse, des itinéraires repérés à l’avance : les cols de la Route des Grandes Alpes et les routes de Corse mettent une telle voiture bien plus en valeur qu’un aller-retour du dimanche.

Si la question du budget vous intéresse, nous avons détaillé ce que coûte réellement une Ferrari, entretien et assurance compris, ainsi que le budget des modèles Lamborghini, dont l’Urus, sa rivale directe. Les dates de nos séjours figurent dans l’agenda.

En résumé

Comptez environ 384 000 € au catalogue, auxquels s’ajoutent 80 000 € de malus et les options, soit un coût d’acquisition qui dépasse facilement 464 000 €. En échange, un V12 atmosphérique de 725 chevaux qui monte à 8 250 tours, quatre places strictes, des portes antagonistes et 3,3 secondes pour atteindre 100 km/h avec 2 033 kg. Ferrari refuse le mot SUV, mais c’est bien là qu’elle se compare.

Les données techniques et tarifaires citées proviennent de sources publiques et du barème de malus en vigueur. Elles sont indicatives et peuvent évoluer selon le millésime et la réglementation.

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