Les voitures de James Bond : Aston Martin DB5 à Vantage
Dans les romans de Ian Fleming, James Bond roule en Bentley. À l’écran, il débute en 1962 dans une modeste Sunbeam Alpine de location, avant que l’Aston Martin DB5 de Goldfinger ne fixe pour toujours l’image de l’agent 007 au volant. Depuis, la saga a alterné entre Aston Martin, Lotus et BMW, avant de revenir à la marque britannique. Voici toutes les voitures de James Bond, film par film, et ce que vaut aujourd’hui la plus célèbre d’entre elles.
Toutes les voitures de James Bond, film par film
| Année | Film | Acteur | Voiture principale de Bond |
|---|---|---|---|
| 1962 | James Bond 007 contre Dr No | Sean Connery | Sunbeam Alpine Series II |
| 1964 | Goldfinger | Sean Connery | Aston Martin DB5 |
| 1965 | Opération Tonnerre | Sean Connery | Aston Martin DB5 |
| 1969 | Au service secret de Sa Majesté | George Lazenby | Aston Martin DBS |
| 1977 | L’Espion qui m’aimait | Roger Moore | Lotus Esprit S1 |
| 1981 | Rien que pour vos yeux | Roger Moore | Lotus Esprit Turbo |
| 1987 | Tuer n’est pas jouer | Timothy Dalton | Aston Martin V8 Vantage Volante |
| 1995 | GoldenEye | Pierce Brosnan | BMW Z3 et Aston Martin DB5 |
| 1997 | Demain ne meurt jamais | Pierce Brosnan | BMW 750iL |
| 1999 | Le monde ne suffit pas | Pierce Brosnan | BMW Z8 |
| 2002 | Meurs un autre jour | Pierce Brosnan | Aston Martin V12 Vanquish |
| 2006 | Casino Royale | Daniel Craig | Aston Martin DBS et DB5 |
| 2008 | Quantum of Solace | Daniel Craig | Aston Martin DBS |
| 2012 | Skyfall | Daniel Craig | Aston Martin DB5 |
| 2015 | 007 Spectre | Daniel Craig | Aston Martin DB10 |
| 2021 | Mourir peut attendre | Daniel Craig | Aston Martin DB5 et V8 |
Pourquoi l’Aston Martin DB5 est devenue la voiture de Bond
Pour Goldfinger, sorti en 1964, Eon Productions commande quatre DB5 : deux pour le tournage, deux pour la promotion d’Opération Tonnerre l’année suivante. Le sigle DB renvoie à David Brown, propriétaire d’Aston Martin de 1947 à 1972. La voiture de Goldfinger reçoit une série de gadgets devenus légendaires : mitrailleuses Browning dans les ailes, lacérateurs de pneus dans les moyeux, écran pare-balles arrière, plaques d’immatriculation rotatives, écrans de fumée et d’huile, et siège passager éjectable. Avec plus de dix minutes à l’écran, c’est l’Aston Martin la plus présente de toute la saga.
Selon le recensement du site officiel 007.com, la DB5 apparaît dans huit films, de Goldfinger à Mourir peut attendre. Dans Skyfall, elle sert de refuge à Bond et M avant d’être détruite ; dans Mourir peut attendre, elle reprend du service dans les ruelles de Matera, mitrailleuses comprises.
La DB5 en chiffres
Présentée en 1963, la DB5 succède à la DB4. Elle reçoit un six-cylindres en ligne de 4,0 litres d’environ 280 ch, une boîte manuelle à cinq rapports et une carrosserie en aluminium réalisée selon le procédé Superleggera du carrossier italien Touring : de fins tubes d’acier habillés de panneaux d’aluminium. C’est une grande routière rapide plutôt qu’une sportive pure, pensée pour relier de longues distances en costume.
Combien vaut une Aston Martin DB5 de James Bond ?
En août 2019, l’une des trois DB5 « spécification Goldfinger » encore existantes a été vendue 6 385 000 dollars par RM Sotheby’s à Monterey, en Californie. L’estimation se situait entre 4 et 6 millions de dollars : c’est le record pour une DB5. Il s’agit de l’un des deux exemplaires construits en 1965 pour la tournée américaine de promotion d’Opération Tonnerre, restauré en 2012 avec tous ses gadgets en état de fonctionnement.
Aston Martin a de son côté produit 25 répliques officielles, les DB5 Goldfinger Continuation, au prix de 2,75 millions de livres. Pour un modèle récent de la marque, les ordres de grandeur sont tout autres : nous les détaillons dans notre article sur le budget d’une Aston Martin.
Les infidélités : Lotus et BMW
En 1977, L’Espion qui m’aimait offre à Roger Moore une Lotus Esprit S1 capable de se transformer en sous-marin ; la version submersible a été réalisée pour le film par Perry Oceanographic. Une Esprit Turbo lui succède dans Rien que pour vos yeux, en 1981.
Avec l’arrivée de Pierce Brosnan, BMW signe un contrat pour trois films. La Z3 de GoldenEye, en 1995, ne fait que quelques secondes d’apparition alors que la marque en faisait le support de son lancement mondial. Suivent la berline 750iL télécommandée de Demain ne meurt jamais, en 1997, puis la Z8 du Monde ne suffit pas, en 1999.
Le retour à Aston Martin, de la Vanquish à la DB10
Bond retrouve Aston Martin en 2002 avec la Vanquish de Meurs un autre jour, puis passe à la DBS avec Daniel Craig, dans Casino Royale et Quantum of Solace. Pour 007 Spectre, en 2015, la marque conçoit la DB10, dessinée par Marek Reichman : dix exemplaires seulement, huit pour le tournage et deux d’exposition, sans aucune vente au public. Elle préfigurait la génération suivante de la Vantage.
Mourir peut attendre, en 2021, réunit quatre modèles Aston Martin. Bond y conduit la DB5 et une V8 de 1981, trente-quatre ans après Tuer n’est pas jouer, tandis que la DBS Superleggera est confiée à l’agent Nomi.
Rouler en Aston Martin sur route ouverte
Une Aston Martin est faite pour les grandes routes plus que pour les écrans. Nos rallyes touristiques pour GT et supercars accueillent ces grandes routières sur des itinéraires repérés à l’avance : quinze voitures au maximum, conduite en convoi derrière une voiture ouvreuse, de 3 000 à 7 500 € par équipage. Les dates figurent dans l’agenda.



