Ferrari Roma Spider : la supercar qui sait voyager (vraiment)
Au volant de la ferrari roma spider, on comprend très vite qu’il ne s’agit pas seulement d’une supercar de plus, mais d’un objet culturel qui raconte quelque chose de notre époque. Entre quête de performances, désir d’évasion et retour assumé à une certaine douceur de vivre, ce cabriolet à capote en toile remet au goût du jour l’idée du grand tourisme à l’italienne, tout en parlant le langage très contemporain de la technologie et de l’efficience. C’est cette tension entre héritage et modernité qui en fait un modèle à part, pensé autant pour le voyage que pour l’attaque d’un col de montagne.
Design et esthétique : l’élégance italienne de la Roma Spider
Une silhouette qui réinterprète le grand tourisme
La ferrari roma spider s’inscrit dans une tradition de coupés-cabriolets italiens qui remonte aux grandes voitures de grand tourisme des décennies passées. Long capot, arrière ramassé, proportions tendues : tout évoque la vitesse, même à l’arrêt. Avec ses 4,66 mètres de long, elle ne cherche pas à impressionner par la démesure, mais par la pureté de ses lignes.
Le dessin se distingue par :
- des surfaces très lisses, presque dépourvues d’arêtes agressives
- un museau bas et effilé, percé d’une calandre qui semble sculptée dans la masse
- un arrière court, où les feux minimalistes renforcent l’idée de légèreté
Ce choix esthétique tranche avec la surenchère visuelle de nombreuses supercars. Il exprime une forme de sobriété luxueuse, presque discrète, qui parle autant à l’amateur de design qu’au passionné de mécanique.
Un hommage contemporain aux icônes du passé
La roma spider ne copie pas les modèles historiques, mais elle en reprend l’esprit. On pense aux cabriolets de grand tourisme qui sillonnaient la riviera, plus proches des yachts que des voitures de course. Cette filiation se lit dans :
- la capote en toile, choix résolument classique face aux toits rétractables métalliques
- la ceinture de caisse fluide, sans appendices aérodynamiques ostentatoires
- la volonté de privilégier l’élégance à la démonstration de puissance
Dans une époque saturée d’objets spectaculaires, la roma spider adopte une posture presque culturelle : rappeler que l’automobile peut encore être un objet de style, pensé pour dialoguer avec l’architecture d’une ville historique ou la lumière d’une route côtière.
Un intérieur pensé comme un salon pour deux
À bord, la présentation mêle modernité numérique et référence aux cockpits classiques. Chaque passager dispose de son espace, comme dans un petit salon bipolaire. Les matériaux – cuir, carbone, aluminium – ne sont pas qu’un décor : ils expriment une idée de la qualité qui résiste à la mode du tout-écran.
On retrouve :
- une planche de bord structurée autour de deux « capsules » conducteur et passager
- des sièges enveloppants, mais suffisamment souples pour envisager plusieurs heures de route
- des commandes tactiles intégrées sans rompre la fluidité des lignes intérieures
Cette mise en scène prépare naturellement le terrain pour ce que la roma spider revendique avant tout : une expérience de conduite à la fois intense et utilisable au quotidien, qui dépasse la simple démonstration de puissance.
Performances : puissance et sensations en éveil
Un V8 biturbo au service du grand tourisme
Sous le long capot se trouve un moteur v8 biturbo qui incarne la synthèse actuelle entre tradition mécanique et impératifs de performance. La poussée est massive, mais délivrée avec une progressivité qui permet de rouler loin sans fatigue. Ce n’est pas seulement une machine à chronos, c’est un moteur conçu pour habiter la route.
Les chiffres donnent la mesure du potentiel :
| Architecture moteur | V8 biturbo |
| Transmission | Boîte double embrayage |
| Longueur | 4,66 m |
| Prix de départ estimé | Environ 240 000 € |
Au-delà des données brutes, ce qui marque, c’est la capacité de la roma spider à adapter son caractère : douce et presque docile en conduite coulée, d’une vivacité redoutable lorsque l’on sollicite tout le potentiel du V8.
Une sportivité exploitable, pas intimidante
Contrairement à certaines supercars qui semblent conçues pour le circuit avant tout, la roma spider adopte une approche plus civilisée. La direction précise, la gestion fine de la motricité et l’étagement de la boîte permettent de profiter de la puissance sans avoir l’impression de marcher en permanence sur un fil.
Sur route ouverte, cette philosophie se traduit par :
- des relances instantanées, mais toujours contrôlables
- une stabilité rassurante sur autoroute, même à rythme soutenu
- une capacité à enchaîner les kilomètres sans épuiser le conducteur
Cette approche de la performance ouvre naturellement la voie à un autre registre, moins spectaculaire mais plus rare dans cet univers : celui du voyage à ciel ouvert, auquel la capote en tissu donne une tonalité très particulière.
Capote en tissu : confort à ciel ouvert
Le retour assumé de la toile
Dans un paysage automobile longtemps fasciné par les toits escamotables métalliques, la roma spider fait un pas de côté. La capote en toile, actionnable en moins de 14 secondes jusqu’à 60 km/h, n’est pas un simple clin d’œil rétro : c’est un choix technique et esthétique.
Elle permet :
- un gain de poids par rapport à un mécanisme métallique complexe
- une ligne plus fluide et plus basse une fois repliée
- une continuité historique avec les cabriolets de grand tourisme
La toile n’est pas pour autant synonyme de compromis. Composée de cinq couches, elle offre une isolation phonique surprenante, qui permet de converser à vitesse d’autoroute sans hausser la voix.
Une protection pensée pour le long cours
Sur le plan acoustique et thermique, cette capote illustre un progrès discret mais réel. Là où les cabriolets d’antan imposaient un certain stoïcisme, la roma spider se montre étonnamment proche d’un coupé fermé lorsque la toile est en place.
On peut ainsi envisager :
- des trajets de plusieurs centaines de kilomètres sans fatigue excessive
- une utilisation quotidienne, y compris dans des climats contrastés
- un usage mixte ville/route sans renoncer au confort
Cette capacité à passer d’un cocon feutré à un véritable roadster en quelques secondes prépare le terrain à un autre aspect essentiel : la manière dont la technologie embarquée accompagne ce double visage.
Technologie embarquée : connectivité et innovation
Un cockpit numérique mais pas déshumanisé
La roma spider adopte un environnement de conduite résolument numérique, avec un combiné d’instrumentation entièrement digital et des écrans dédiés au conducteur comme au passager. Pourtant, l’ensemble évite l’écueil de la surenchère technologique.
On y retrouve :
- un affichage personnalisable, permettant de privilégier la navigation, les données de performance ou les aides à la conduite
- une interface tactile intégrée dans la console centrale, orientée vers le conducteur
- un écran passager qui lui permet de suivre vitesse, régime et choix de mode de conduite
Cette mise en scène transforme le trajet en expérience partagée, où le passager devient un véritable partenaire de voyage, pas un simple spectateur.
Connectivité et aides à la conduite au service du voyage
La technologie embarquée répond aussi à des attentes très contemporaines : rester connecté sans sacrifier le plaisir de conduire. Les systèmes de connectivité avancée permettent de gérer la navigation, la musique et la communication sans détourner l’attention de la route.
On peut notamment compter sur :
- l’intégration des principaux systèmes de mirroring pour smartphone
- des aides à la conduite adaptées à un usage long trajet (régulateur, surveillance d’angle mort selon configuration)
- un système audio de haute qualité, pertinent lorsque la capote est fermée
Cette alliance entre puissance mécanique et intelligence électronique dessine le cadre d’une expérience globale, où la voiture n’est plus seulement un objet de performance mais un véritable outil de mobilité raffinée, au service du grand tourisme.
Expérience de conduite : le plaisir d’un voyage grand tourisme
Une supercar qui accepte la notion de confort
L’une des particularités de la ferrari roma spider est d’assumer la notion de confort sans la vivre comme une concession. La suspension, réglée avec soin, filtre suffisamment les irrégularités pour préserver le dos des occupants, tout en maintenant la précision de conduite attendue d’une supercar.
La configuration 2+ offre deux petits sièges arrière, davantage pensés pour :
- accueillir des bagages souples
- transporter ponctuellement un enfant ou un adulte sur un court trajet
- augmenter la polyvalence au quotidien
Ce compromis, typique des voitures de grand tourisme, rappelle que la roma spider n’est pas seulement pensée pour le circuit ou la promenade dominicale, mais aussi pour les escapades prolongées.
Un rythme de voyage qui redéfinit la notion de supercar
Sur une route secondaire, capote ouverte, la roma spider invite à adopter un rythme de voyage rapide mais apaisé. La sonorité du V8, présente sans être assommante, accompagne le paysage plutôt qu’elle ne le domine. On n’est pas dans la démonstration, mais dans l’art d’habiter la route.
La voiture se prête alors à un usage que l’on croyait presque disparu dans cet univers :
- enchaîner les cols et les vallées sans ressentir la fatigue habituelle des sportives radicales
- alterner autoroute, départementales et traversées de villages sans dissonance
- profiter autant de la destination que du trajet lui-même
C’est cette polyvalence rare, ce mélange de performances élevées et de douceur de vivre, qui donne tout son sens à l’idée de choisir une roma spider comme compagne de voyage plutôt que comme simple objet de collection.
Conclusion : pourquoi choisir la Ferrari Roma Spider pour voyager
La supercar comme outil de grand tourisme moderne
La ferrari roma spider réussit à conjuguer des éléments que l’on croyait difficiles à réunir : un design élégant et mesuré, des performances de haute volée, une capote en toile raffinée, une technologie embarquée discrète mais efficace et un confort réellement compatible avec le long cours.
Elle s’adresse à celles et ceux qui voient la supercar non comme un trophée statique, mais comme un instrument de voyage, capable d’aligner les kilomètres tout en préservant ce qui fait le sel de l’automobile : la sensation, le son, la relation physique à la route. Dans un monde où la mobilité se rationalise, la roma spider rappelle qu’il existe encore des voitures qui savent voyager, vraiment, sans renoncer à la part de rêve qui les a fait naître.



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