Les rallyes touristiques en France : top 10 des itinéraires
Rares sont les pays où l’automobile se prête aussi bien à la contemplation qu’en France. Entre cols alpins, vignobles ondulants, corniches littorales et villages figés dans le temps, le rallye touristique s’impose comme une manière singulière de parcourir le territoire : en mouvement, mais jamais pressé, attentif à la route autant qu’au paysage. En tant que guide de rallyes touristiques, j’observe chaque saison la même alchimie : des conducteurs venus chercher des courbes et des moteurs, qui repartent surtout avec des images, des parfums, des rencontres. L’itinéraire devient alors un fil conducteur, discret mais essentiel, qui relie patrimoine, culture et plaisir de conduire.
Les plus belles routes pour un rallye touristique
Quand la route devient patrimoine
Un rallye touristique ne se résume pas à aligner des kilomètres. Il s’agit d’une manière de lire le territoire, de le parcourir à un rythme qui laisse le temps de regarder, comprendre et ressentir. Certaines routes françaises ont acquis un statut presque patrimonial, tant elles condensent histoire, géographie et art de vivre.
Parmi les itinéraires les plus emblématiques, plusieurs axes se détachent par leur diversité et leur capacité à raconter le pays :
- la route des grandes alpes : un long ruban de montagne, entre lacs, glaciers et vallées
- la route des vins en alsace : un corridor de vignes, de villages à colombages et de caves
- la route napoléon : un tracé chargé d’histoire, qui relie la méditerranée aux reliefs alpins
- la côte d’azur et son arrière-pays : entre mer, corniches et villages perchés
- la route des châteaux de la loire : un concentré de renaissance française et de jardins
- la route des crêtes dans les vosges : panoramas, lacs et forêts profondes
- la route des bastides en dordogne : un voyage dans la france médiévale
- la corniche basque : l’océan comme ligne d’horizon, entre falaises et montagnes
Ces itinéraires ne sont pas seulement beaux à voir. Ils sont aussi pensés pour être agréables à conduire, avec des successions de virages, de dénivelés et de points de vue qui donnent un sens au déplacement. L’automobile y retrouve sa vocation originelle : permettre l’accès à des lieux autrement difficiles à atteindre, tout en préservant un certain confort.
Un panorama chiffré des grandes routes touristiques
Pour mesurer l’ampleur de ces itinéraires, quelques chiffres suffisent à montrer leur potentiel pour un rallye touristique structuré :
| Itinéraire | Distance approximative | Type de paysages | Points forts |
|---|---|---|---|
| route des grandes alpes | environ 700 km | cols, vallées, lacs, glaciers | 16 cols, arrivée sur la méditerranée |
| route des vins d’alsace | environ 170 km | vignobles, villages, collines | dégustations, patrimoine viticole |
| route napoléon | environ 300 km | montagnes, plateaux, villages | dimension historique forte |
| châteaux de la loire | environ 280 km | vallée, forêts, rivières | châteaux emblématiques, jardins |
| route des bastides en dordogne | environ 100 km | collines, villages médiévaux | ambiance médiévale préservée |
| corniche basque | variable, selon les variantes | falaises, océan, montagnes | vues spectaculaires sur l’atlantique |
Pour une organisation de rallyes, ces routes sont autant de matrices possibles. Elles se combinent, se fragmentent, se réinventent au gré des saisons et des envies. Parmi elles, les reliefs alpins occupent une place particulière dans l’imaginaire des conducteurs, ce qui nous conduit naturellement vers les routes sinueuses des alpes.
Les routes sinueuses des Alpes
Un terrain de jeu pour conducteurs exigeants
Les alpes constituent probablement le théâtre le plus spectaculaire pour un rallye touristique. La route des grandes alpes, qui relie thonon-les-bains à nice sur près de 700 km, en est l’épine dorsale. Elle enchaîne 16 cols, dont certains culminent au-delà de 2 000 mètres, et déroule une succession de lacets qui mettent en valeur autant la mécanique que le paysage.
Conduire dans les alpes, c’est accepter une forme de lenteur technique : on ne traverse pas un col comme on avale une portion d’autoroute. On gère la trajectoire, le freinage, la relance, tout en gardant un œil sur les à-pics, les torrents, les prairies d’altitude. La voiture devient un instrument de mesure du relief, une manière d’épouser la montagne plutôt que de la survoler.
- pour le conducteur : une conduite précise, rythmée par les virages
- pour les passagers : un spectacle permanent, entre cimes et vallées
- pour tous : la sensation d’atteindre des lieux autrement inaccessibles
Entre villages, cols et mémoire des grandes traversées
Les routes alpines ne sont pas seulement des traces sur une carte. Elles portent la mémoire des grandes traversées, des caravanes de voyageurs, des premiers touristes motorisés. Les hôtels de col, les anciens garages, les belvédères aménagés racontent une histoire où l’automobile a longtemps été synonyme de modernité audacieuse.
Un rallye bien conçu dans les alpes alterne :
- des ascensions de cols emblématiques, pour le plaisir de conduite
- des pauses dans des villages de vallée, pour l’ancrage local
- des haltes panoramiques, pour prendre le temps d’observer
Cette logique de variation est essentielle pour éviter la fatigue et maintenir l’intérêt. Elle trouve un prolongement naturel dans des régions où la montagne se fait plus douce, où la lumière prend le dessus sur la verticalité : la provence.
Les charmes de la Provence
Une géographie de la lumière et des senteurs
La provence occupe une place à part dans l’imaginaire automobile. On y associe volontiers les routes bordées de cyprès, les champs de lavande, les villages perchés. La route y est moins spectaculaire qu’en haute montagne, mais souvent plus sensuelle. Les courbes épousent les reliefs doux, les plateaux alternent avec les gorges, les couleurs varient au fil des heures.
Un rallye touristique en provence joue avec plusieurs registres :
- la route napoléon, qui relie golfe-juan à grenoble, mêlant histoire et paysages
- les routes secondaires qui traversent les plateaux de lavande et les champs d’oliviers
- les petites départementales menant aux villages perchés, aux marchés et aux places ombragées
Ici, la voiture sert souvent de lien entre des lieux de vie : places de village, domaines viticoles, auberges. Le plaisir de conduire se conjugue avec celui de s’arrêter, de goûter, de discuter. Le rallye devient un prétexte pour explorer un art de vivre.
La route Napoléon, colonne vertébrale historique
Parmi les itinéraires provençaux, la route napoléon occupe une place singulière. Sur environ 300 km, elle suit le trajet d’un retour de l’exil, de la côte méditerranéenne jusqu’aux contreforts alpins. Cette dimension historique ajoute une profondeur au voyage : on ne traverse plus seulement un paysage, on remonte un fil narratif.
Pour un rallye, cette route offre :
- un tracé varié, alternant montagnes, vallons et plateaux
- des points de vue multiples sur la provence intérieure
- des occasions de raconter l’histoire au fil des étapes
La provence, toutefois, ne se limite pas à ses terres intérieures. Elle s’ouvre largement sur la mer, et la côte d’azur en est l’expression la plus célèbre, où la route devient parfois un balcon au-dessus de la méditerranée.
La beauté de la Côte d’Azur
Entre littoral et arrière-pays, deux visages complémentaires
La côte d’azur est souvent réduite à ses images de carte postale : plages, palmiers, cabriolets longeant la mer. Pourtant, un rallye touristique bien construit révèle une réalité plus nuancée, faite de contrastes entre le littoral densément urbanisé et un arrière-pays plus secret.
Sur le littoral, la route suit le ruban de la méditerranée, reliant des villes comme nice, cannes ou antibes. La circulation peut être dense, mais la lumière, les ports, les promenades maritimes conservent une forte attractivité. L’arrière-pays, lui, propose une autre expérience :
- des villages perchés comme des belvédères sur la mer
- des routes en corniche qui serpentent au-dessus des vallées
- des gorges et des plateaux où la foule se fait plus rare
La combinaison des deux permet de jouer sur les rythmes : matinée en hauteur, après-midi en bord de mer, ou inversement, selon la saison et l’affluence.
La corniche comme art de la mise en scène
Les routes de corniche de la côte d’azur incarnent une forme de théâtralisation de la conduite. La voiture y progresse entre roche et vide, avec la mer comme toile de fond. Ce n’est pas un hasard si le cinéma a souvent choisi ces lieux pour mettre en scène l’automobile : la route y est un décor à part entière.
Pour un rallye, ces corniches demandent une organisation précise :
- gestion des horaires pour éviter les embouteillages
- choix de points d’arrêt offrant une vue dégagée
- attention portée à la sécurité sur des tracés parfois étroits
Une fois quitté ce littoral méditerranéen, le relief français propose une autre forme de grandeur, plus sauvage, plus brute : celle des pyrénées, où les routes mythiques prolongent l’appel des cols.
Les routes mythiques des Pyrénées
Une montagne plus sauvage, un rythme différent
Les pyrénées offrent une alternative fascinante aux alpes. Moins fréquentées, parfois plus rugueuses, leurs routes ont pourtant acquis un statut mythique, notamment grâce au cyclisme. Pour l’automobiliste, c’est un terrain de jeu différent, où la montagne se fait plus intime, les vallées plus resserrées.
Un rallye touristique dans les pyrénées met en valeur :
- des cols célèbres, rendus célèbres par les grandes épreuves sportives
- des villages de montagne aux architectures typiques
- des lacs d’altitude et des cirques naturels spectaculaires
La conduite y est souvent plus lente, les routes parfois plus étroites, mais la sensation de dépaysement est immédiate. La frontière toute proche ajoute une dimension transfrontalière, avec la possibilité de combiner plusieurs cultures en un même parcours.
Entre Atlantique et Méditerranée, un axe discret mais puissant
Les pyrénées forment un arc entre atlantique et méditerranée, offrant des possibilités d’itinéraires variés. Certains tracés longent la chaîne, d’autres la traversent, alternant montées, descentes et vallées encaissées. Pour un rallye, cette diversité permet de construire des étapes contrastées :
- journées centrées sur les grands cols, pour les amateurs de conduite technique
- étapes plus culturelles, avec visites de villages, marchés, sites historiques
- segments littoraux, notamment sur la côte basque, pour ouvrir le paysage
À l’extrémité sud de cet arc méditerranéen, une île concentre à elle seule une étonnante diversité de reliefs et de routes : la corse, véritable condensé de montagne et de mer.
La diversité des paysages en Corse
Une île taillée pour la route
La corse a longtemps été considérée comme un laboratoire de la route de montagne. Les tracés y sont serrés, les virages innombrables, les dénivelés marqués. Pour un rallye touristique, c’est une destination exigeante mais d’une richesse rare, où chaque segment de route semble offrir une nouvelle perspective.
La singularité de la corse tient à sa capacité à juxtaposer :
- des routes côtières surplombant des eaux translucides
- des cols intérieurs reliant des villages de montagne
- des plateaux et des forêts d’altitude, loin du littoral
La conduite y demande une attention soutenue, mais la récompense est à la hauteur : une impression de voyage permanent, même sur de courtes distances.
Une identité forte, un rapport particulier à l’automobile
En corse, la voiture est souvent un outil indispensable du quotidien, compte tenu du relief et des distances. Cette réalité quotidienne coexiste avec l’attrait touristique pour les routes spectaculaires. Un rallye bien pensé doit donc respecter cette cohabitation, en privilégiant :
- des horaires évitant les pics de circulation locale
- des étapes qui laissent le temps de découvrir les villages et les plages
- une conduite mesurée, attentive aux habitants comme aux animaux en liberté
Cette attention à l’environnement et aux usages locaux se retrouve aussi sur le continent, dans des régions où nature, culture et routes panoramiques s’entremêlent, comme les vosges, l’alsace et la forêt noire.
Rallye Vosges – Alsace – Forêt Noire : entre nature et élégance
La route des crêtes et les vignobles alsaciens
Le triptyque vosges – alsace – forêt noire offre un terrain idéal pour un rallye touristique équilibré. La route des crêtes dans les vosges propose des panoramas à perte de vue, alternant forêts sombres, lacs et chaumes d’altitude. La route des vins d’alsace, elle, déroule sur environ 170 km un chapelet de villages aux maisons à colombages, encadrés de vignobles.
Ce contraste se traduit dans l’expérience de conduite :
- sur la route des crêtes : longues perspectives, courbes fluides, points de vue aménagés
- sur la route des vins : petites routes sinueuses, traversées de villages, rythme plus lent
Les arrêts dégustation, les visites de caves et les promenades dans les ruelles pavées complètent l’expérience automobile par une immersion dans la culture viticole et gastronomique.
La Forêt Noire, prolongement naturel de l’itinéraire
En traversant le rhin, la forêt noire prolonge ce parcours dans un autre registre, tout aussi verdoyant mais avec une ambiance différente. Les routes y serpentent au milieu de forêts denses, de vallées encaissées, de fermes isolées. La conduite y est apaisée, presque méditative, loin des flux de transit.
Pour un rallye, l’ensemble vosges – alsace – forêt noire permet de jouer sur trois tonalités :
- la dimension panoramique et naturelle des vosges
- la douceur viticole et patrimoniale de l’alsace
- le calme boisé et dépaysant de la forêt noire
Ce jeu de contrastes se retrouve également sur la façade méditerranéenne, où un autre ensemble d’itinéraires combine littoral, arrière-pays et art de vivre : le rallye french riviera & grande bleue.
Rallye French Riviera & Grande Bleue : le charme de la Méditerranée
Entre corniches, ports et villages perchés
Le rallye french riviera & grande bleue s’inscrit dans la continuité naturelle de la côte d’azur, mais en l’abordant avec une approche structurée. L’objectif est de tirer le meilleur parti de la proximité entre mer et montagne, en alternant routes littorales, corniches et incursions dans l’arrière-pays.
Un tel parcours peut articuler :
- des segments en bord de mer, pour la lumière et l’animation des ports
- des montées vers les villages perchés, pour les points de vue et le calme
- des pauses gastronomiques, mettant en valeur la cuisine méditerranéenne
La voiture devient alors un lien discret entre ces scènes de vie, permettant de passer d’un univers à l’autre en quelques dizaines de kilomètres.
La Méditerranée comme fil conducteur
Dans ce type de rallye, la méditerranée n’est pas seulement un décor. Elle structure le climat, la végétation, les horaires de vie. Elle impose un certain rythme : plus lent en milieu de journée, plus animé en fin d’après-midi, lorsque la chaleur retombe et que les terrasses se remplissent.
Pour valoriser cette dimension, un rallye french riviera & grande bleue s’appuie sur :
- des étapes courtes, laissant du temps pour flâner
- des points d’arrêt choisis pour la vue sur la mer
- des routes permettant de profiter des lumières changeantes, du matin au soir
Plus à l’intérieur des terres, la provence offre un autre visage de cette même lumière méditerranéenne, que l’on retrouve dans un ensemble d’itinéraires centrés sur le lubéron, le verdon et les alpilles.
Rallye Lubéron – Verdon – Alpilles : essence provençale et paysages sublimes
Le Lubéron et les Alpilles, théâtre d’un art de vivre
Le lubéron et les alpilles incarnent une forme d’essence provençale : villages en pierre claire, marchés colorés, champs d’oliviers et de vignes. Pour un rallye touristique, ces territoires offrent des routes étroites mais bien entretenues, qui serpentent entre collines et vallons.
L’expérience se construit autour de quelques axes forts :
- la découverte de villages perchés, accessibles par de petites routes panoramiques
- des haltes dans des domaines viticoles ou oléicoles
- des pauses dans les cafés de village, au rythme des places ombragées
La conduite y est moins sportive que contemplative, invitant à lever le pied pour mieux regarder.
Le Verdon, dimension spectaculaire
À cette douceur provençale, les gorges du verdon ajoutent une dimension spectaculaire. Les routes qui longent ou traversent ce canyon offrent des points de vue vertigineux, avec des lacets serrés, des belvédères aménagés et des passages en corniche.
Pour un rallye lubéron – verdon – alpilles, la combinaison est particulièrement riche :
- ambiance de carte postale dans les collines du lubéron
- frisson contrôlé le long des gorges du verdon
- douceur minérale et lumineuse des alpilles
Ce type d’itinéraire montre bien que le rallye touristique ne se réduit pas à la route elle-même. Il s’agit d’une expérience globale, qui mêle conduite, culture, gastronomie et convivialité.
Bien plus qu’une simple balade en voiture : une expérience complète
Du plaisir de conduire à l’art de voyager
Un rallye touristique réussi ne se contente pas d’empiler des kilomètres sur des routes réputées. Il construit une expérience cohérente, où la conduite s’articule avec la découverte des territoires traversés. Les itinéraires évoqués – des grandes alpes à la corniche basque, de la route des vins aux gorges du verdon – servent de colonne vertébrale, mais tout se joue dans la manière de les vivre.
Cela passe par plusieurs dimensions complémentaires :
- la dimension ludique : jeux de piste, énigmes, parcours thématiques pour redécouvrir les lieux
- la dimension conviviale : groupes d’équipages limités, repas partagés, échanges entre passionnés
- la dimension culturelle : visites de sites, rencontres avec des producteurs, immersion dans les traditions locales
- la dimension saisonnière : choix du printemps, de l’été ou de l’automne selon les climats et les couleurs
La voiture, dans ce contexte, n’est plus une fin en soi mais un médium. Elle permet d’accéder à une diversité de paysages et de lieux, tout en offrant un plaisir de conduite adapté à chacun, du passionné de virages au curieux venu surtout pour la découverte.
Un tourisme en mouvement, ancré dans les territoires
En France, les rallyes touristiques s’inscrivent dans une évolution plus large du tourisme : moins statique, plus expérientiel, plus attentif aux territoires. Ils favorisent la rencontre avec des régions parfois éloignées des grands flux, tout en restant accessibles par des itinéraires bien identifiés.
Qu’il s’agisse de suivre la route des grandes alpes jusqu’à la méditerranée, de flâner sur la route des vins, de longer les châteaux de la loire ou de serpenter dans le lubéron, ces parcours rappellent qu’un voyage ne se résume pas à un point de départ et un point d’arrivée. Entre les deux, la route a beaucoup à raconter, à condition de lui laisser le temps de le faire.



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